Portrait d’entrepreneure : Sarah Gravel, fondatrice de Faim Museau

2020-10-06
MaisonL'équipe du Panier BleuFiche du commerçant

En 2008, Sarah Gravel fait un constat désolant : la santé de ses chiens est affectée par leur alimentation transformée. Lorsqu’elle se lance toutefois dans la conception de repas crus santé pour ses chiens, elle remarque une réelle amélioration de leur état. C’est alors qu’elle décide de démarrer sa propre entreprise de nourriture saine et équilibrée pour les animaux de compagnie : Faim Museau.

Nous avons eu le privilège de discuter avec Sarah de son parcours et de son entreprise. Voici ses réponses à nos questions :

1. Pour toi, ça veut dire quoi entreprendre?

Entreprendre, c'est être dans l'action. D'avoir un plan et des idées, c'est bien, mais tant qu'on n’agit pas, il n'y a pas grand-chose qui peut se passer. Pour entreprendre, il faut être en mesure d'avoir une idée et de la mettre sur papier, oui, mais tout ça dans l'objectif de passer à l'action de façon structurée.

2. Qu’est-ce qui t’encourage à te lever le matin chaque jour et à continuer ce que tu fais?

Nous, on fait de la nourriture pour chiens et chats. Mais mon objectif, c'est surtout de bien les nourrir. Donc ce qui me motive à poursuivre ce projet, c'est de savoir qu'on aide beaucoup d'animaux de compagnies et leurs parents à mieux vivre et surtout, à manger une alimentation qui est adéquate.

D'ailleurs, dans notre mission, il y a un volet très axé sur l'éducation, car ce n'est pas tout le monde qui est nécessairement au courant des façons de mieux nourrir leur animal. C'est tellement important pour nous de rendre cette information accessible pour que les gens trouvent des alternatives faciles, sans avoir à se creuser la tête et être obligés de le faire eux-mêmes.

3. Quelle a été ta plus grande réussite en tant qu’entrepreneure?

Ma plus grande réussite, ça a été de partir de zéro pour démocratiser le concept d'une alimentation naturelle et saine pour les animaux. Quand j'y pense, il y a treize ans, ça n'existait pratiquement pas. Ce n'était pas du tout accessible et les gens ne connaissaient pas du tout ce genre d'alimentation. D'avoir pu partir de rien pour créer des produits sains et équilibrés, et d'avoir pu informer autant de gens pour qu'ils embarquent dans ce mouvement... C'est une vraie réussite de s'être rendus là et de pouvoir aujourd'hui nourrir des milliers de chiens au Québec.

4. Quel a été ton plus grand défi?

Le défi, ça a été de devoir développer une formule d'éducation pour informer les propriétaires de chiens et chats des alternatives naturelles pour nourrir leurs animaux. C'est difficile d'avoir le bâton de pèlerin et d'être les pionniers, parce qu'on défriche beaucoup. Par exemple, au départ, on devait informer les gens un par un, et c'était beaucoup plus difficile. Mais éventuellement, c'est devenu plus facile d'atteindre les gens et on a pu développer de nouvelles façons créatives de véhiculer ces informations.

5. Quel conseil donnerais-tu à une personne voulant lancer sa propre entreprise?

De bien s'entourer : tout seul on va vite, mais ensemble on va plus loin. Se confier à des gens d'expérience, ça nous permet d'éviter quelques erreurs qui ralentissent le processus de démarrage. C'est vrai que de s'entourer et de demander de l'aide, ce n'est pas facile. Cela dit, au Québec, on a un très beau réseau d'entrepreneurs et d'organismes prêts à soutenir les entreprises en démarrage. Il ne faut pas se gêner pour en profiter.

6. Quel conseil donnerais-tu aux autres entrepreneurs québécois pour s’adapter aux circonstances inattendues?

Je crois qu'il faut être agile et avoir une culture organisationnelle flexible. À l'interne, on essaie de rester proactifs dans nos décisions pour ne pas se laisser mener par le vent. D'ailleurs, il faut aussi savoir écouter tous ces gens-là à l'interne qui travaillent avec toi. On a beaucoup plus de chances de trouver des solutions quand on garde l'esprit ouvert et qu'on prend compte des opinions de ses employés. Par exemple, si quelqu'un passe 40 à 50 heures par semaine en production, eh bien cette personne a une perspective cruciale sur tes opérations. En écoutant toutes ces différentes perspectives, on a une vue 100% globale de son entreprise, pour prendre une décision plus éclairée.

7. Pourquoi avoir choisi le nom Faim Museau?

Le positionnement de Faim Museau, c'est un produit de qualité, haut de gamme, autant de par sa composition et ses ingrédients que par l'attention qu'on porte aux détails et l'information qu'on offre. Je trouvais que Faim Museau, ça reflétait tout ça. Et puis, il y a bien sûr le petit jeu de mot, qu'on trouvait assez cute.

8. Quels sont 3 mots que tes clients sont susceptibles d’utiliser pour décrire Faim Museau?

Qualité, variété et facilité. 

9. Qu’est-ce qui surprend le plus tes clients lorsqu’ils découvrent ta marque?

La facilité d’utilisation! L’alimentation naturelle congelée peut sembler complexe à utiliser et à servir mais pas Faim Museau! La nourriture est proportionnée et prête à servir. Nous avons fait tout le travail en amont pour rendre l’utilisation facile, efficace et sécuritaire. Tout pour simplifier la vie des parents de chiens et chats. Les nouveaux adeptes sont toujours agréablement surpris de la facilité du processus et de voir à quel point c’est simple et propre.

10. Parles-moi de tes produits. Qu’est-ce qui les rend si spéciaux?

Nos produits sont élaborés avec l’aide d’un agronome spécialisé en alimentation canine et féline afin de nous assurer de donner aux animaux une alimentation qui soit vraiment équilibrée et balancée. Ils sont aussi vraiment faciles à utiliser et à manipuler pour le client en toute sécurité.

On respecte aussi la chaîne de froid, c’est évidemment quelque chose de très important pour assurer la qualité et la salubrité de nos produits, puisqu’on parle de viande et d’aliments crus. Donc toutes les étapes respectent la chaîne de froid, des matières premières quand elles nous sont acheminées jusqu’à la livraison chez le client ou en magasin.

De plus, nos produits sont majoritairement locaux, qu’il s’agisse des matières premières ou de la production. D’ailleurs, on s’efforce d’offrir des produits qui sont relativement écologiques, en revalorisant des parties de la viande qui sont généralement boudées car moins populaires auprès des humains. Tous nos produits sont de qualité et gradés pour la consommation humaine.

Nous offrons aussi un service en ligne qui permet aux clients d’obtenir des recommandations afin de choisir le ou les produits les mieux adaptés pour leur animal, selon son âge, son poids, ses besoins, etc. Ça permet au client de faire moins d’essais/erreurs dans sa quête d’une nouvelle nourriture crue et de leur offrir un soutien additionnel.

Dans le fond, on travaille fort pour optimiser toute l’expérience client de A à Z.

11. Comment Faim Museau a évolué depuis l’idée initiale jusqu’à aujourd’hui?

Beaucoup de choses ont changé, nous sommes passés d’un seul point de vente à plus de 300 en l’espace de 12 ans. On a aussi une grande variété de produits maintenant, différentes recettes pour différents besoins et même préférences, des produits hypoallergéniques, des gâteries, etc.

Mais il faut dire que ce qui a surtout changé, c’est la réceptivité des clients pour des produits crus pour leurs animaux de compagnie et le fait qu’en général, les gens sont beaucoup plus informés. Quand on a commencé, ce n’était pas nécessairement le cas. C’est vraiment le fruit de douze ans d’efforts pour informer les « pet parents ».

12. Pour finir, où aimerais-tu voir Faim Museau dans 5 ans?

J’aimerais beaucoup répandre Faim Museau dans le reste du Canada et continuer d’offrir la possibilité d’une alimentation saine et équilibrée à plus de chats et de chiens.


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